IST : 5 points pour t’aider à mieux les comprendre

IST est un acronyme de trois lettres qui fait référence aux infections sexuellement transmissibles. Tes parents (ou même toi-même) les connaissez peut-être sous le nom de MST (Maladies Sexuellement Transmissibles). Peu importe la façon dont tu les appelles, cela fait référence à la même chose : des infections qui se transmettent d’une personne à une autre lors de relations sexuelles vaginales, anales ou orales. Elles sont plus répandues qu’on ne le pense et beaucoup d’IST se présentent sans aucun symptôme apparent. Bien qu’elles puissent être intimidantes, voici une bonne nouvelle : se faire dépister n’a jamais été aussi simple. La majorité des IST ne sont pas difficiles à traiter, mais certaines peuvent être graves, c’est pourquoi il vaut mieux les éviter en utilisant des préservatifs.

1. Se familiariser avec les situations à risque

Les méthodes contraceptives comme la pilule hormonale ou le stérilet (DIU) sont des moyens pour éviter les grossesses, mais malheureusement pas contre les IST. N’importe qui ayant des relations orales, vaginales ou anales ou même un contact génital peau contre peau avec une autre personne peut contracter une IST. L’utilisation de préservatifs masculins ou féminins lors de relations sexuelles vaginales, orales et anales est le seul moyen de vous protéger, toi et ton partenaire, contre les IST.

Voici quelques situations dans lesquelles il faut prendre des précautions :

  • Tu viens de rencontrer une personne qui t’attire beaucoup et tu as très envie d’avoir une relation sexuelle avec elle. Conseil : d’abord, nous sommes tous déjà passés par là. Si vous vous trouvez dans cette situation, vous devez tous les deux vous faire dépister (c’est beaucoup plus courant que vous ne le pensez) et jusqu’à l’obtention des résultats, évitez toutes relations sexuelles non protégées. Pour éviter toute prise de risque utilisez des préservatifs lorsque vous avez des relations sexuelles.

  • Tu as beaucoup de partenaires sexuels. Il n’y a pas beaucoup de choix. Utilise un préservatif – même pour le sexe oral, car on ne sait jamais !

2. Elles peuvent être très discrètes

Certaines IST sont associées à des symptômes, dans ce cas tu devras consulter ton médecin. Les symptômes les plus courants sont : sensation de brûlure, écoulements / pertes inhabituel(le)s (et malodorant(e)s), démangeaisons, éruptions et petites lésions ou plaies sur les organes génitaux. Ces symptômes révélateurs ne sont peut-être pas jolis mais heureusement, ils servent d’alarmes pour t’inciter à te faire dépister et traiter. Mais souvent, les IST ne s’accompagnent d’aucun symptôme et c’est là que peuvent survenir les complications. Lorsqu’elles restent non traitées pendant une longue période, elles peuvent provoquer des douleurs chroniques et parfois de graves complications (stérilité, anomalies fœtales, grossesses extra-utérines …)

Si tu as le moindre doute après un rapport sexuel sans préservatif, n’hésite pas à te faire dépister– certains centres de dépistage le font même gratuitement ! La communication avec ton/ta partenaire est également cruciale.

3. Des tests VIH en vente libre sont disponibles !

Même si ce n’était pas le cas dans le passé, les autotests du VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine) sont maintenant disponibles sans ordonnance dans les pharmacies Ces kits détectent les anticorps dans le sang qui sont produits à la suite d’une infection par le virus du sida. Le test est réalisé à partir d’une goutte de sang obtenue grâce à un autopiqueur et sert à détecter d’éventuelles anomalies. Il faut moins de 30 minutes pour faire le prélèvement, la lecture et l’interprétation des résultats qui est faite par soi-même. Il est fiable lorsque la dernière prise de risque remonte à plus de 3 mois.
Cette avancée médicale peut rassurer un couple qui souhaiterait avoir des rapports sexuels non protégés . Prendre en main ta vie sexuelle n’a jamais été aussi facile !

4. La plupart des IST se soignent mais certaines étant très graves il faut se protéger

Il existe un remède contre les chlamydias, les verrues génitales, la syphilis et la gonorrhée. Mais plus tu attends, plus tu risques de t’exposer à de nouvelles complications. Comme on dit : « mieux vaut prévenir que guérir ». Il existe des traitements préventifs tels que des vaccins dont tu peux parler avec ton médecin si tu effectues un test de dépistage contre l’hépatite B ou le papillomavirus. Certaines IST, comme le VIH, restent des maladies très graves même si des traitements sont disponibles et permettent de freiner leurs progressions.

5. Comment peux-tu te faire dépister ?

Il n’y a aucune honte à en parler. N’hésite pas à contacter un centre de dépistage, un centre de planning familial, ton médecin traitant, ton gynécologue ou encore une sage-femme si tu souhaites te faire dépister. Ton médecin saura te conseiller en tenant compte de ton âge, de tes antécédents médicaux et des résultats de ton dernier test de dépistage des MST / IST. Il est nécessaire de se faire dépister régulièrement car la plupart des MST / IST sont présentes sans aucun symptôme apparent.

Pour info, un dépistage gratuit et confidentiel est possible dans des centres spécialisés :

  • les centres de dépistage anonymes et gratuits (CDAG)

  • les centres d’information, de dépistage et de diagnostic des IST (CIDDIST)

  • les centres de planification et d’éducation familiale (CPEF)

Le site info-ist.fr permet de trouver les centres les plus près de chez soi.
Lancés en septembre 2015, les autotests VIH constituent une solution disponible supplémentaire et facilitée pour connaître son statut sérologique.
Distribué dans les pharmacies, l’autotest VIH est accessible sans ordonnance. Ce kit permet de détecter dans le sang les anticorps produits après une infection par le virus du sida. Le test est réalisé à partir d’une goutte de sang et le résultat est obtenu en l’espace de 15 à 30 minutes.
Le préservatif est à ce jour le seul moyen qui protège de la transmission des IST. Il est à utiliser à chaque rapport sexuel, même pour un rapport sexuel oral (fellation).