Les IST ce n’est pas que le sida !

Bonjour vous,

C’est l’hiver, et les premières résignations à allumer le chauffage sont là. Premiers frissons – qu’ils soient provoqués par les baisses de température ou la vacuité de l’existence -, première injonction à « sortir bien couvert »… tout ceci nous amène aujourd’hui à un sujet qui fait souvent peur mais qu’il est nécessaire d’aborder : les IST.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le meilleur remède contre la peur ? Connaître et comprendre de quoi on parle !

Déjà, pourquoi IST et non plus MST ?

IST signifie « Infections Sexuellement Transmissibles », MST veut dire « Maladies Sexuellement Transmissibles ». Autrefois, on parlait de MST, mais l’Organisme Mondial de la Santé préconise désormais l’utilisation du terme IST. C’est parce qu’une maladie sous-entend que l’on a développé des symptômes, tandis que l’infection indique que l’on peut être porteur sans en avoir les symptômes (et un nombre d’IST existent ainsi dans l’ombre). Plus qu’un simple changement de lettre, il s’agit aussi – surtout – d’une manière d’amener les personnes à se faire dépister.

Mais avant le dépistage, il y a : la prévention !

!!! Non-exclusivité mondiale !!! Il existe deux moyens pour se protéger des IST : l’abstinence (à ne pas confondre avec l’abstention) et les préservatifs.

La première solution étant plutôt employée dans un autre monde parallèle (celui où nous avons aussi gagné à l’Euromillions), il convient de donner la seule vraie solution contre les IST :

  • Les préservatifs.

Les préservatifs masculins sont les plus couramment utilisés, mais cela fonctionne bien sûr aussi avec les préservatifs féminins. A noter que pour le sexe oral, il faut aussi veiller à se protéger, et dans ce cas il y a la digue dentaire (car figurez-vous qu’en terme de sexe, l’être humain est capable de bien d’inventivité)

Et là vous vous dites : « Mais pour se protéger de quoi, au juste ? »

 

 

 

 

 

 

 

Merci d’avoir posé la question.

Dit comme ça, les IST ressemblent à un concept effrayant. Elles sont invisibles et ne montrent pas immédiatement leur vrai visage… D’où l’intérêt de leur mener une guerre sans répit. Parmi nos ennemis-IST, nous avons donc :

  • La blennorragie gonococcique (aussi tendrement appelée « chaude-pisse »). Un seul mot-clé : brûlures.
  • L’herpès génital. Petits boutons, douleurs, démangeaisons intenses voire fièvre…
  • La syphilis. Al Capone en est mort. Si une IST arrive à battre l’homme le plus dangereux des Etats-Unis, c’est bien qu’il vaut mieux être vigilant.
  • L’hépatite B, qu’on ne présente plus.
  • Les papillomavirus. Et derrière ce nom très mignon se cache surtout un risque de cancer du col de l’utérus…
  • Les mycoplasmes et la trichomonase. Il n’y a pas que leurs noms qui sont très vilains.
  • Les chlamydiae. Très fourbe, car il n’y a souvent aucun signe de contamination. Mais quand elles se réveillent… ouyououille.
  • Le VIH / SIDA, pour lequel il n’existe toujours pas de vaccin.

Cette liste ne doit pas être anxiogène. Voyez tout ce à quoi on peut échapper grâce aux préservatifs ! C’est super !

 

Un doute, une envie d’arrêter le préservatif avec votre partenaire régulier ? C’est le bon moment pour se faire dépister. Où et comment ? C’est très simple ! Rendez-vous sur la page de Sida Info Service qui liste les Centres Gratuits d’Information, de Dépistage et de Diagnostic région par région et ville par ville. Vous pouvez y aller de façon anonyme, vous faire dépister pour n’importe quelle IST et obtenir une contraception, des vaccins et de nombreuses informations en cas de besoin.

 

Le premier pas est parfois difficile… Récemment, sondages et études  montraient qu’en France, nombre patient.e.s n’osaient pas parler de tout avec leur médecin. Concrètement, « 45% n’osent pas aborder un sujet de santé, 38% repoussent la prise d’un rendez-vous  et 25% renoncent à une consultation, à des soins ou à un traitement. (…) Parmi les sujets les plus sensibles qui suscitent de la gêne, la demande de la pilule du lendemain, la reproduction ou le dépistage/traitement d’une IST (infection sexuellement transmissible), surtout les femmes (83%), les 18-34 ans (87%) et les personnes ayant déjà consulté pour ces sujets intimes (80%). »

Entre la gène et une chlamydia, le choix apparaît facile… Dites-vous que le ou la médecin en a vu d’autre.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le saviez-vous ? Pour sensibiliser aux IST, qui sont en hausse ces dernières années, nos amis Belges (les meilleurs) ont lancé un jeu disponible sur GooglePlay et Apple Store : Lord of Condoms.

 

Pour en savoir plus sur les IST, leur prévention et leur dépistage, n’hésitez pas à consulter Internet iciet là.