À qui parler de contraception ?

Bonjour vous,

 

Vous pensez être dans la panade ?

 

Vous êtes arrivée ici parce que vous avez tapé « contraception + je suis perdue » ou « peur grossesse » ou encore « chat mignon » ? Nous pouvons vous aider sur tous ces points.

Tout d’abord, le chat mignon :

 

Maintenant que votre moral vient de monter de deux points, embrayons sur la contraception.

Vous souhaitez des informations sur la contraception (régulière ou d’urgence) et votre meilleure amie est en vacances, votre mère est hors-sujet, et Rihanna ne vous répond pas sur Twitter ? Ou bien vous ne voulez pas leur en parler de peur de passer pour une idiote / d’être jugée / et tout le reste ?

Eh bien, cet article est pour vous !

 

 

Bonne nouvelle : il existe un tas de solutions pertinentes. Si la contraception semble être une problématique individuelle et personnelle – c’est le principe du choix libre et consenti – vous n’êtes toutefois pas seule. De nombreuses personnes qualifiées peuvent vous conseiller et vous aider dans votre démarche. A chaque individu son mentor en terme de contraception !

 

Alors, à qui s’adresser?

  • Internet : c’est notre premier réflexe. Forums, sites officiels et fausses informations… il y a du bon comme du mauvais sur le web. Faites attention aux sources, tous les sites internet ne sont pas fiables ! Notre conseil pro : notre (super) site. Vous pouvez aussi visiter le site Fil Santé Jeunes.

 

Viennent ensuite les personnes EN CHAIR ET EN OS !

 

 

  • Les professionnels de santé : médecin généraliste, gynécologue, sage-femme, infirmière scolaire… ils ont fait des milliards d’études pour soigner, conseiller et aider. Le corps humain n’a pas de secret pour eux. Et eux, en revanche, sont tenus au secret médical. Deux précisions:
    •  Si votre médecin généraliste est votre médecin de famille et que vous n’osez pas lui parler, vous pouvez chercher un professionnel de santé près de chez vous grâce à ce SUPER site : L’annuaire Ameli.
    • Une sage-femme peut vous recevoir même si vous n’êtes pas enceinte ! (elle n’a pas son nom pour rien). Depuis 2013 elles peuvent prescrire la contraception sur ordonnance et faire des consultations de contraception.
  • La pharmacie. Les pharmaciens sont là pour vous informer. Ils sont également autorisés à renouveler votre ordonnance de contraception pour 6 mois (à condition que votre ordonnance date de moins d’un an) ou à vous délivrer la contraception d’urgence sans ordonnance. Bien sûr nous disons « pharmacien » mais si vous n’osez pas demander à un homme, vous pourrez sans aucun doute vous rapprocher d’une femme. Idem, vous pourrez trouver la pharmacie la plus proche de chez vous ici. A noter que si vous n’êtes pas du genre bavarde, comme pour le cabinet médical ou le cabinet de sage-femme etc., vous pouvez demander de la documentation.
  • Le planning familial (ou centre de planification et d’éducation familiale, aka CPEF) : là-bas, une mineure peut obtenir, gratuitement et sans autorisation parentale, une consultation contraception. On pense parfois, à tort, que le planning familial est uniquement compétent en matière d’interruption volontaire de grossesse, mais stop aux fake news. Le planning familial a une mission d’information et de conseil et peut même vous prescrire une contraception (ou vous diriger vers un médecin qui peut le faire). Vous pouvez trouver le CPEF le plus proche de chez vous en cliquant ici.
  • Les proches : la contraception concerne tout le monde (bon d’accord, peut-être pas vos grands-parents, mais dites-vous que cela a dû les concerner un jour !). Si vous vous sentez en sécurité de le faire, vous pouvez en parler à un membre de votre famille (frangine, tante, maman…), à vos amies (qui ont sûrement des expériences à vous faire partager), et surtout : A VOTRE MEC (parce que les hommes doivent aussi être impliqués)(comme ça tout le monde apprend, c’est important !).

 

On vous rappelle donc les points importants du sujet :

  • On évite de poser sa question sur un forum internet (vous serez plus vite fixée et mieux renseignée chez un professionnel)
  • On en discute avec le second intéressé (si second intéressé il y a) pour ne pas le laisser dans l’ignorance
  • Si un professionnel de santé nous déplait au premier contact, on va voir ailleurs (non mais oh!)

 

Pour tout le reste, gardez la pêche.

D’ici là, restez vous-mêmes.