Les idées reçues sur la contraception d’urgence

Beaucoup d’idées fausses circulent encore notamment sur la pilule du lendemain. En voici quelques-unes :

 

  • « Je pensais que les pilules de rattrapage étaient pour les moins de 20 ans ! »
    N'importe quoi !

    La contraception d’urgence s’adresse à toutes les femmes, quel que soit leur âge, à partir du moment où un rapport sexuel non ou mal protégé est survenu et qu’elles ne souhaitent pas être enceintes. Les jeunes filles en savent souvent plus que leurs aînées sur les pilules du lendemain grâce aux campagnes d’information sur internet ou en milieu scolaire et y ont donc plus facilement recours. Aujourd’hui, 60 % des Interruptions Volontaires de Grossesse (IVG) surviennent chez les femmes de plus de 25 ans… Alors, en cas de doute, d’oubli de pilule, de rupture de préservatif… N’hésitez pas ! Toute femme, quel que soit son âge, peut en parler avec son médecin, sa sage-femme ou son pharmacien qui saura la conseiller sur la contraception d’urgence appropriée.

  • « Je pensais que la pilule du lendemain provoquait un avortement »
    N'importe quoi !

    Les pilules du lendemain sont des médicaments contraceptifs, donc des méthodes empêchant la rencontre entre un ovule et un spermatozoïde. Elles agissent en bloquant ou en retardant l’ovulation, c’est-à-dire en bloquant ou en retardant l’expulsion de l’ovule par le follicule à la surface de l’ovaire : les spermatozoïdes présents jusqu’à 5 jours dans les voies génitales suite au rapport sexuel ne peuvent donc pas rencontrer d’ovule. Il s’agit donc d’une méthode contraceptive de rattrapage lorsque l’on se retrouve dans une situation à risque de grossesse non prévue et en aucun cas d’une méthode abortive.

  • « Je pensais que les pilules de rattrapage rendaient stérile (1) »
    N'importe quoi !

    Très important pour toutes les femmes qui, même si elles ne désirent pas de grossesse à un instant « T », voudront des enfants plus tard : la contraception d’urgence orale ne provoque pas de stérilité, ni d’augmentation du risque de fausse-couche spontanée ou de grossesse extra-utérine, de malformation, d’anomalie pondérale du nouveau-né, de modification du ratio fille/garçon à la naissance…
    En pratique, que se passe-t-il si l’on a recours à une pilule de rattrapage ?
    1. Le principal impact est le décalage possible de la date de survenue des règles.
    2. D’autres effets fréquents tels que les nausées, les maux de tête, ou les douleurs abdominales peuvent être rencontrés chez certaines femmes. Ces effets disparaissent habituellement spontanément. Si vous devez utiliser une pilule du lendemain, n’hésitez pas à consulter la notice et à demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien pour plus de renseignements.

  • « Je pensais que le Dispositif Intra-Utérin (DIU) au cuivre (aussi appelé stérilet) posé en urgence était dangereux. »
    N'importe quoi !

    Le stérilet au cuivre utilisé en contraception d’urgence est un moyen efficace et bien toléré pour éviter une grossesse. Le médecin ou la sage-femme que vous consultez réalisera les examens nécessaires avant de poser le DIU au cuivre.
    Pas d’angoisse de stérilité non plus : le terme stérilet porte très mal son nom ! Mieux vaut donc aujourd’hui parler de Dispositif Intra-Utérin (DIU) au cuivre.
    Enfin, cette contraception d’urgence efficace est aussi une contraception régulière durable, permettant 5 à 10 ans d’efficacité contraceptive selon le modèle !

  • « Je pensais que les pilules de rattrapage étaient contre-indiquées chez les fumeuses »
    N'importe quoi !

    Les seules contre-indications des pilules du lendemain sont l’hypersensibilité aux composants.
    Les pilules du lendemain sont donc utilisables chez les fumeuses.

  • « Je peux utiliser la pilule de rattrapage comme une contraception classique »
    N'importe quoi !

    La pilule de rattrapage ne doit être utilisée que de manière occasionnelle et elle ne doit pas remplacer une contraception régulière, cette dernière étant plus efficace pour éviter une grossesse. Il est également recommandé de ne pas « mélanger » des pilules du lendemain de type différent dans un même cycle. De plus, la contraception d’urgence orale protège du rapport sexuel à risque de grossesse non prévue qui vient d’avoir lieu mais pas de ceux qui surviennent après la prise. C’est la raison pour laquelle, après la prise d’une contraception d’urgence orale, il est conseillé d’utiliser des préservatifs jusqu’au début des règles suivantes. Enfin et surtout, faites le point avec votre médecin ou votre sage-femme pour utiliser une contraception régulière qui vous conviendra vraiment : il saura vous conseiller sur les différentes méthodes, et vous aidera à choisir la mieux adaptée à votre profil et à vos attentes.

  • « Je n’ai pas besoin de contraception régulière ou de pilule du lendemain, on se débrouille pour éviter une grossesse »
    N'importe quoi !

    En France, 1 grossesse sur 3 est considérée comme non prévue… et 61% des femmes ayant recours à l’avortement n’ont pas pensé à la pilule du lendemain car elles estimaient ne pas être dans une situation à risque de grossesse.

  • « En parler à un médecin, c'est la honte ! »
    N'importe quoi !

    Pas de honte, pas de culpabilité ! Parler à un médecin ou un autre professionnel de santé de contraception d’urgence n’est pas si compliqué : ils savent aujourd’hui que chaque femme peut parfois oublier sa contraception régulière et que les accidents sont toujours possibles. En cela, la contraception d’urgence ressemble à la roue de secours que l’on a dans sa voiture, au cas où !
    Il pourra vous conseiller sur les méthodes ou la marche à suivre en cas de problème et fera le point avec vous sur les situations potentiellement à risques auxquelles vous êtes exposée… Par exemple, il peut vous proposer des méthodes de contraception « longue durée » (type implant ou DIU) si vous êtes particulièrement sujette aux oublis.

  • « Avec la pilule du lendemain, je suis protégée contre le SIDA »
    N'importe quoi !

    Utiliser une contraception d’urgence ne protège pas des IST2. Seuls les préservatifs protègent des IST.

  • « Si je prends la pilule du lendemain, je ne risque plus de grossesse jusqu’à la fin de mon cycle »
    N'importe quoi !

    La pilule du lendemain (contraception d’urgence) n’a pas d’efficacité contraceptive pour les rapports sexuels non protégés dans les jours qui suivent sa prise, elle protège seulement le rapport sexuel ayant eu lieu AVANT la prise2.

  • « Les informations utiles en vidéo »
    N'importe quoi !