Les idées reçues sur la contraception classique

  • « Si je prends la pilule pendant longtemps, j’aurai des difficultés à être enceinte. »
    N'importe quoi !

    A l’arrêt de la pilule, l’ovulation peut redémarrer immédiatement, dès le cycle suivant. Et surtout, la pilule ne rend pas stérile.

  • « Le préservatif : un tue l’amour ! »
    N'importe quoi !

    Ca ne semble pas très naturel, surtout la première fois. Mais l’essentiel pour atteindre le plaisir, c’est de se sentir bien. Et on ne peut pas être à l’aise avec la crainte du Sida, ou d’une autre IST, présente en toile de fond. Heureusement, le préservatif peut devenir un jeu érotique.

  • « Mon partenaire va sentir le stérilet ! »
    N'importe quoi !

    Le partenaire ne peut pas sentir le stérilet au cours d’un rapport sexuel puisqu’il est placé à l’intérieur de l’utérus… Il arrive cependant qu’il puisse sentir les fils, ce à quoi votre médecin peut remédier facilement en coupant les fils plus courts.

  • « Même si j’oublie la pilule de temps en temps, elle reste efficace à 100%. »
    N'importe quoi !

    Attention ! Il existe une différence entre l’efficacité théorique, mesurée dans les essais cliniques, et l’efficacité réelle, observée en vie réelle d’utilisation de la contraception. Ainsi, d’après l’OMS, si la pilule estroprogestative est considérée comme une méthode très efficace avec un taux de grossesse de 0,1% en utilisation optimale sur 12 mois, elle peut conduire en utilisation courante sur la même période à des taux de grossesses compris entre 6 et 8 %. Les principaux responsables ? L’oubli, les arrêts temporaires en l’absence de partenaire régulier ou lorsque la femme ne supporte pas bien sa pilule, les retards de prise dus aux déplacements et/ou au décalage horaire, les changements de méthode contraceptive… en bref tous ces « accidents de parcours » possibles dans la vie des femmes. Autrement dit, pour qu’une méthode soit efficace à quasi 100 %, il faudrait l’utiliser « parfaitement »… mais hélas nulle n’est parfaite. De fait, en France, 25 % des IVG sont dues à des oublis ou arrêts de pilule.

  • « Les patchs ou les anneaux, ça marche moins bien ! »
    N'importe quoi !

    L’efficacité des patchs et des anneaux est tout à fait bien établie et comparable aux pilules contraceptives : avec des rythmes de prise hebdomadaires ou mensuels, il s’agit de nouvelles alternatives qui évitent une prise quotidienne.

  • « Oublier sa contraception est irresponsable ! »
    N'importe quoi !

    Les oublis de pilules sont fréquents : ainsi 34% des femmes interrogées ont oublié au moins une fois leur contraception dans l’année écoulée et 21% des femmes déclarent un ou plusieurs oublis au cours du dernier mois. Un rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) rappelait récemment que « la prise de la pilule par une femme pendant la durée de sa vie féconde, de 17 ans, âge moyen du premier rapport sexuel, à 50 ans environ, représente la gestion de plus de 8 000 comprimés ! » Plutôt que de considérer irresponsable le fait d’oublier la pilule, l’IGAS préfère, quant à elle, qualifier « d’inévitables » les accidents de parcours contraceptifs. Alors, stop à la culpabilité, les hommes ne feraient pas mieux ! Et des solutions existent pour éviter une grossesse qui ne serait pas prévue.

  • « Je suis obligée de passer un examen gynécologique pour avoir la pilule. »
    N'importe quoi !

    Les recommandations actuelles de l’OMS en matière d’utilisation des contraceptifs indiquent que le seul examen médical nécessaire avant de prescrire un contraceptif hormonal est la mesure de la tension artérielle. L’âge pour faire le premier « frottis de dépistage » est fixé à 25 ans pour toute femme ayant eu des rapports sexuels (vous pouvez néanmoins le faire faire dès 20 ans si vous le souhaitez). Le deuxième frottis peut être fait un an plus tard si le 1er frottis est normal, puis tous les 3 ans au minimum. Lors de la première demande de contraception, le médecin doit seulement s’assurer (en vous posant des questions simples) que vous n’avez pas de contre-indications à l’une ou l’autre des pilules existantes. En France, toute pilule contraceptive peut être prescrite pour 12 mois comme le prévoit la réglementation; mais elle est délivrée pour 3 mois maximum (renouvelables) par le pharmacien.