« En matière de contraception, la prise en charge doit être globale » – par Christian Jamin gynécologue et endocrinologue

Christian Jamin, gynécologue et endocrinologue

christian-jamin

 

Selon la DREES, 225 000 IVG sont dénombrées chaque année en France. La contraception ne peut plus se résumer à une simple prescription du médecin avec la certitude que la femme la suivra sans erreur et sera protégée. A certains moments, elle ne le sera pas.

Les pharmaciens sont aujourd’hui habitués à délivrer la contraception d’urgence, et les femmes, fort heureusement, utilisent cette possibilité. Mais le médecin a lui aussi le devoir de jouer un rôle dans la prévention et l’information en amont des accidents contraceptifs.

Aujourd’hui, la prise en charge contraceptive doit donc s’inscrire dans une démarche globale, avec 3 impératifs : une prescription de contraception « classique », une information pédagogique sur toutes les méthodes contraceptives aujourd’hui disponibles, et enfin l’information – voire la prescription à l’avance – d’une pilule du lendemain pour faire face aux accidents ou aux arrêts temporaires de contraception. En parler, informer, c’est la meilleure arme dont nous disposons pour faire diminuer les grossesses non désirées et les IVG