OUPS ! J’ai eu un accident de contraception !

La contraception d’urgence est un moyen de contraception de rattrapage capable d’empêcher une grossesse après un rapport sexuel. Elle doit être utilisée le plus rapidement possible après le rapport à risque de grossesse.

 

La contraception d’urgence est-elle pour moi ?

Malgré votre vigilance, les accidents se produisent, c’est pourquoi la contraception d’urgence existe. Presque toutes les femmes sexuellement actives pourraient avoir un jour ou l’autre besoin d’utiliser une contraception d’urgence, car les situations à risque de grossesse non désirée sont inéluctables. La contraception d’urgence est une solution de secours, une seconde chance pour éviter une grossesse non désirée.

 

Voici les situations les plus courantes lors desquelles vous pourriez avoir besoin d’une contraception d’urgence :

  • Le préservatif s’est déchiré ou a glissé et votre partenaire a éjaculé dans votre vagin.
  • Vous avez oublié de prendre votre pilule contraceptive, de remettre votre anneau contraceptif ou de mettre un nouveau patch contraceptif.
  • Le diaphragme ou la cape cervicale ne sont pas restés en place et votre partenaire a éjaculé dans votre vagin.
  • Vous avez mal calculé vos jours « à risque » dans le cycle.
  • Vous n’avez pas utilisé de méthode contraceptive.
  • Vous avez eu un ou des rapports sexuels forcés par voie vaginale.

 

Quels sont les choix possibles ?

Il existe deux méthodes de contraception d’urgence :

  • La contraception d’urgence orale, est aussi appelée « pilule du lendemain » parce qu’il est préférable de la prendre le plus rapidement possible après les rapports sexuels non protégés. Elle doit être prise le plus rapidement possible car son mécanisme d’action est de bloquer l’ovulation. Il existe 2 types de contraception d’urgence orale.
  • Le Dispositif Intra-Utérin (DIU) au cuivre (aussi appelé stérilet au cuivre). Le DIU au cuivre est un petit dispositif en plastique, le plus souvent en forme de T, qui peut être inséré dans l’utérus par un médecin ou une sage-femme jusqu’à 5 jours après le rapport sexuel non ou mal protégé. Cette méthode est très efficace et a l’avantage de pouvoir ensuite servir de contraception régulière.

 

Si vous avez du mal à savoir quelle méthode contraceptive d’urgence serait la mieux adaptée à votre cas, parlez-en à votre médecin ou sage-femme lors d’une consultation de contraception. Ils sauront vous conseiller.

En revanche, dans un contexte d’urgence, ce sera plus facilement un pharmacien, une infirmière scolaire ou un centre de planification qui pourront vous guider dans ce choix. La contraception d’urgence n’est pas la solution à tous les problèmes. Elle n’offre aucune protection contre les Infections Sexuellement Transmissibles (IST). Des rapports sexuels non protégés par l’utilisation d’un préservatif exposent au risque de contracter une IST, en particulier s’il y a plusieurs partenaires sexuels ou si le passé sexuel du partenaire n’est pas connu. Il est donc également conseillé de faire un dépistage des IST.

 

 

Peur d’une contamination, peur d’une Infection Sexuellement Transmissible (IST) ?

Comme leur nom l’indique, les IST se transmettent essentiellement lors de rapports sexuels. Elles ne présentent pas toujours de symptômes (ou « signes ») : c’est pourquoi on parle désormais d’infection et non de maladie, et seul un dépistage médical spécifique permet de les diagnostiquer.

 

Les IST courantes :

Plus tôt elles sont détectées, plus leur traitement est simple et efficace.

  • GONOCOCCIE ou BLENNORRAGIE (ou « CHAUDE PISSE »)

La contamination se produit lors de relations sexuelles non protégées. Infection due à une bactérie, appelée gonocoque. Chez la femme l’infection ne donne le plus souvent pas de signes, ce qui augmente les risques de transmission de la maladie. Lorsqu’ils existent, les symptômes sont relativement discrets : inflammation du col utérin, inflammation de la vulve et du vagin avec pertes jaunâtres, discrète inflammation de l’urètre.
En France, ces dernières années, les infections à gonococcies ont beaucoup augmenté dans la population féminine.
En cas de symptômes, consultez votre médecin.
Le dépistage se fait par prélèvement local. Le traitement est à base d’antibiotiques.

  • CHLAMYDIAE TRACHOMATIS

La contamination se produit lors de relations sexuelles non protégées (pénétration vaginale ou anale, fellation, cunnilingus). L’infection à Chlamydiae est l’IST d’origine bactérienne la plus fréquente chez les femmes. En 2006, près de 4 000 cas ont été diagnostiqués, dont 68 % chez des femmes.

Le plus souvent sans signes apparents, elle provoque une inflammation du col de l’utérus ou des trompes, et peut, en l’absence de traitement, être à l’origine de complications graves (infertilité).

Dépistage : un test sur une analyse de sang ou un prélèvement vaginal, le traitement est ensuite simple et efficace.

  • Virus de l’HEPATITE B (VHB)

Le VHB peut se transmettre lors de rapports sexuels non protégés et par le partage d’objets en contact avec le sang.

Le VHB peut entraîner une hépatite chronique active, qui peut évoluer vers une cirrhose ou un cancer du foie.

Le traitement post-exposition

Si vous pensez avoir pris un risque, réagissez IMMÉDIATEMENT (et jusqu’à 24 heures maximum) en vous rendant aux urgences de l’hôpital le plus proche

Le traitement pré-exposition

Un vaccin est disponible, parlez-en avec votre médecin.

Dépistage : par une prise de sang (test Elisa).
Pour plus d’information : Hépatites Info Service au 0800 845 800
(numéro gratuit depuis un poste fixe – 7 jours sur 7 de 9 heures à 23 heures).

  • Virus du SIDA (VIH)

Vous avez eu un rapport non protégé et vous ne connaissez pas le statut sérologique de votre partenaire ?

Le traitement post-exposition :

Si vous pensez avoir pris un risque, réagissez IMMÉDIATEMENT (et jusqu’à 48 heures maximum) en vous rendant aux urgences de l’hôpital le plus proche. Si vous hésitez dans le choix de l’hôpital, n’hésitez pas à joindre Sida Info Service au 0800 840 800 (24h/24) qui vous indiquera les hôpitaux de proximité prenant en charge les situations à risque VIH.

Si possible, demandez à votre/vos partenaire/s de vous accompagner. Une fois sur place, sans entrer dans les détails, précisez au personnel d’accueil que vous venez pour une prise de risque VIH. Demandez à voir le médecin rapidement : votre cas est une réelle urgence ! Un médecin évaluera avec vous le risque de contamination et, si besoin, vous prescrira un traitement d’urgence appelé traitement post-exposition (TPE). Le TPE réduit fortement le risque de transmission du VIH.

Attention, ce traitement est contraignant : il provoque parfois des effets indésirables et doit être pris tous les jours pendant un mois, à heures relativement fixes, pour une efficacité optimale. Conformez-vous à la prescription médicale.

Attention, l’usage des préservatifs est indispensable pendant toute la durée du traitement et jusqu’à réalisation d’un nouveau test confirmant la séronégativité.