Il s’agit des préservatifs masculins et féminins, diaphragmes, capes cervicales.
La méthode barrière la plus répandue et la plus simple reste bien sûr le préservatif masculin
En pratique, ce sont des moyens mécaniques qui empêchent les spermatozoïdes d’entrer dans l’utérus car ils agissent comme une barrière sur le col de l’utérus.
Seuls les préservatifs protègent efficacement contre les infections sexuellement transmissibles.
Les diaphragmes et capes cervicales sont prescrits par un professionnel de santé (médecin, sage-femme). Ils s’utilisent avec un spermicide.On peut trouver des préservatifs au prix* de 20 cts l’unité. Ils sont accessibles directement, par exemple en pharmacie, en grandes surfaces, distributeur automatique…
On peut également s’en procurer gratuitement dans les Centres de Planification et d’Education Familiale (CPEF) et dans les centres de dépistage du VIH.
Les prix* des capes cervicales et des diaphragmes se situent entre 30 et 50 euros.
*Prix au 1er décembre 2010
Il en existe deux types : la pilule estroprogestative qui contient deux hormones et la pilule progestative qui n’en contient qu’une.
Cette information est indiquée sur la notice de votre pilule. Le type de votre pilule est précisé sur la notice d’information de votre pilule, généralement dans le premier paragraphe qui porte souvent le nom de « Qu’est ce… et dans quels cas est-il utilisé ? »
Les pilules estroprogestratives sont les plus courantes. Vous avez dû entendre parler de plusieurs générations de pilule estroprogestative selon le type de progestatif utilisé. Vous entendrez aussi parler de pilule mini-dosée si la pilule contient un dosage faible d’estrogène.
Les pilules microprogestatives sont le plus souvent utilisées dans ces circonstances particulières, notamment chez certaines femmes fumeuses, les femmes ayant certaines maladies (hypertension, diabète, …). Elles ne comprennent qu’une seule hormone (progestatif).
Selon le type, la pilule peut empêcher l’ovulation, empêcher le passage des spermatozoïdes à travers le col de l’utérus ou bien rendre difficile l’implantation de l’œuf dans l’utérus.
Elles sont disponibles sur prescription et peuvent être maintenant renouvelées pour 6 mois supplémentaires par votre pharmacien ou un infirmier sur présentation d’une ancienne ordonnance de moins d’un an.
Les prix* des pilules s’échelonnent entre 2 et 12 euros par mois. Certaines d’entre elles sont remboursées à 65%, d’autre non.
On peut également se procurer la pilule gratuitement dans les Centres de Planification et d’Education Familiale (CPEF) quand on est mineure ou non assurée sociale.
* Prix au 1er décembre 2010
Il en existe également deux types : le patch contraceptif et l’anneau vaginal.
Le patch contraceptif (ou dispositif transdermique) se présente sous la forme d’un « timbre » d’approximativement 3,2 cm par côté. Il est à appliquer au niveau d’une fesse, de l’abdomen, de la partie supérieure et extérieure du bras ou au haut du dos, à un endroit sans risques de friction à cause de vêtements serrés. Il ne faut pas l’appliquer sur les seins. Une fois appliqué, il est à changer toutes les semaines pendant 3 semaines, et un nouveau patch est à réappliquer après la fin de la 4ème semaine dite « libre » (le patch précédent aura été retiré à la fin de la 3ème semaine).
L’anneau vaginal se présente sous la forme d’un anneau circulaire d’environ 5,4 cm de diamètre et de 4 mm d’épaisseur. Il est introduit par la femme, dans le vagin avec une main, jusqu'à ce qu'aucune gêne ne soit perçue. Une fois positionné, l’anneau reste en place pendant 3 semaines, et un nouvel anneau est à insérer à la fin de la 4ème semaine dite « libre » (l’anneau précédent aura été retiré au terme de la 3ème semaine).
Toutes les deux contiennent une association de deux hormones, comme une pilule estroprogestrative.
Leur intérêt est d’éviter la prise quotidienne parfois contraignante.
Selon leur type, ces nouvelles alternatives peuvent empêcher l’ovulation, empêcher le passage des spermatozoïdes à travers le col de l’utérus ou bien rendre difficile l’implantation de l’œuf dans l’utérus.
Elles sont disponibles sur prescription et peuvent être maintenant renouvelées pour 6 mois supplémentaires par votre pharmacien ou un infirmier sur présentation d’une ancienne ordonnance de moins d’un an.
Leur prix* est d’environ 15 euros par mois. Elles ne sont pas remboursées.
* au 1er décembre 2010
On regroupe par là plusieurs méthodes contraceptives : les plus courantes sont le stérilet (ou dispositif intra utérin au cuivre – DIU) sans hormone ou avec hormone (appelé alors système intra utérin hormonal) ainsi que l’iimplant contraceptif.
Le stérilet au cuivre peut se présenter sous plusieurs formes : en fer à cheval, en forme de T,… avec, à chaque fois, un petit fil de cuivre autour de la structure du stérilet.
Le système intra utérin hormonal se présente sous la forme d’un T. Le « corps », c’est-à-dire la barre verticale du T du dispositif est un réservoir contenant l’hormone qui sera libérée dans l’utérus.
L’implant contraceptif est un petit bâtonnet souple de 4 cm de long et de 2 mm d’épaisseur. Il est posé par un médecin, sous anesthésie locale, à la face interne du bras, si possible le bras gauche chez une femme droitière, le bras droit chez une femme gauchère. Une fois posé, l’implant n’est pas visible, car sous la peau, mais le médecin et la femme peuvent le palper.
A ne pas oublier : la ligature de trompe (pour la femme) et la vasectomie (pour l’homme), très peu utilisées en France mais définitives et efficaces quand on ne souhaite plus avoir de nouvelle grossesse.
Le stérilet au cuivre , sans hormone, fonctionne en inactivant les spermatozoïdes. C’est le cuivre, délivré dans l’utérus, qui est contraceptif. L’efficacité du stérilet est d’autant plus importante que sa teneur en cuivre est élevée et dure de 5 à 10 ans selon le modèle.
Le système intra utérin hormonal diffuse une hormone de type progestatif pendant une durée de 5 ans. Il empêche le passage des spermatozoïdes à travers le col de l’utérus, rend difficile l’implantation de l’œuf dans l’utérus et pourrait également empêcher l’ovulation.
L’implant contraceptif délivre une hormone de type progestatif pendant 3 ans. Il empêche l’ovulation et empêche le passage des spermatozoïdes à travers le col de l’utérus.
Ces dispositifs sont disponibles sur prescription et sont posés par des médecins ou des sages-femmes (pour les stérilets et système intra utérin hormonal) préalablement formés, le plus souvent à des moments précis du cycle.
Le prix* du stérilet au cuivre est de 30,50 euros, celui du système intra utérin hormonal de 125, 37 euros et celui de l’implant de 106,76 euros. Ils sont remboursés et peuvent être accessibles dans les Centres de Planification et d’Education Familiale (CPEF) quand on est mineure ou non assurée sociale.
* Au 1er décembre 2010
Beaucoup d’idées fausses circulent encore sur la contraception régulière. En voici quelques unes :