Peur d’une contamination, peur d’une IST ?

Source : le Kiosque infos sida toxicomanie


IST : Infection Sexuellement Transmissible

Comme leur nom l’indique, les IST se transmettent essentiellement lors de rapports sexuels. Elles ne présentent pas toujours de symptômes (ou « signes ») : c’est pourquoi on parle désormais d’infection et non de maladie, et seul un dépistage médical spécifique permet de les diagnostiquer.

IST courantes :

Plus tôt elles sont détectées, plus leur traitement est simple et efficace.

GONOCOCCIE ou BLENNORRAGIE (ou « CHAUDE PISSE »)

La contamination se produit lors de relations sexuelles non protégées. Infection due à une bactérie, appelée gonocoque. Chez la femme l’infection ne donne le plus souvent pas de signes, ce qui augmente les risques de transmission de la maladie. Lorsqu’ils existent, les symptômes sont relativement discrets : inflammation du col utérin, inflammation de la vulve et du vagin avec pertes jaunâtres, discrète inflammation de l’urètre.
En France, ces dernières années, les infections à gonococcies ont beaucoup augmenté dans la population féminine.
En cas de symptômes, consultez votre médecin.
Le dépistage se fait par prélèvement local. Le traitement est à base d’antibiotiques.

CHLAMYDIAE TRACHOMATIS

La contamination se produit lors de relations sexuelles non protégées (pénétration vaginale ou anale, fellation, cunnilingus). L’infection à Chlamydiae est l’IST d’origine bactérienne la plus fréquente chez les femmes. En 2006, près de 4 000 cas ont été diagnostiqués, dont 68 % chez des femmes.

Le plus souvent sans signes apparents, elle provoque une inflammation du col de l’utérus ou des trompes, et peut, en l’absence de traitement, être à l’origine de complications graves

Dépistage : un test sur une analyse de sang ou un prélèvement vaginal, le traitement est ensuite simple est efficace.

Risques liés à une infection par le VIH

Vous avez eu un rapport non protégé et vous ne connaissez pas le statut sérologique de votre partenaire …

Le traitement post-exposition

Si vous pensez avoir pris un risque, réagissez IMMÉDIATEMENT (et jusqu’à 48 heures maximum) en vous rendant aux urgences de l’hôpital le plus proche. Si vous hésitez dans le choix de l’hôpital, n’hésitez pas à joindre Sida Info Service au 0800 840 800 (24h/24) qui vous indiquera les hôpitaux de proximité prenant en charge les situations à risque VIH.
Si possible, demandez à votre/vos partenaire/s de vous accompagner.
Une fois sur place, sans entrer dans les détails, précisez au personnel d’accueil que vous venez pour une prise de risque VIH. Demandez à voir le médecin rapidement : votre cas est une réelle urgence ! Un médecin évaluera avec vous le risque de contamination et, si besoin, vous prescrira un traitement d’urgence appelé traitement post-exposition (TPE). Le TPE réduit fortement le risque de transmission du VIH.
Attention, ce traitement est contraignant : il provoque parfois des effets indésirables et doit être pris tous les jours pendant un mois, à heures relativement fixes, pour une efficacité optimale. Conformez-vous à la prescription médicale.

Attention, l’usage des préservatifs est indispensable pendant toute la durée du traitement et jusqu’à réalisation d’un nouveau test confirmant la séronégativité.

Dépistage

Seul le dépistage permet de connaître son statut sérologique.
Les tests actuels : le test Elisa de 4ème génération (recherche d’antigènes du VIH et d’anticorps anti-VIH) doit être effectué au moins 6 semaines après la dernière prise de risque pour un résultat parfaitement fiable.
En cas de séropositivité détectée avec Elisa, un second test sera utilisé : le Western Blot. Si le Western Blot confirme la séropositivité, une 2ème prise de sang sera effectuée pour une nouvelle vérification.
Le test de dépistage VIH est réalisable dans les Consultations de Dépistage Anonyme et Gratuit (pour connaître la CDAG la plus proche de chez vous, appelez Sida Info Service au 0800 840 800 ou rendez-vous sur www.sida-info-service.org).

Risques liés au Virus de l’Hépatite B (VHB)

Le VHB peut se transmettre lors de rapports sexuels non protégés et par le partage d’objets en contact avec le sang.

Le VHB peut entraîner une hépatite chronique active, qui peut évoluer vers une cirrhose ou un cancer du foie.

Le traitement post-exposition

Si vous pensez avoir pris un risque, réagissez IMMÉDIATEMENT (et jusqu’à 24 heures maximum) en vous rendant aux urgences de l’hôpital le plus proche

Le traitement pré-exposition

Un vaccin est disponible, parlez-en avec votre médecin. Dépistage : par une prise de sang (test Elisa).
Pour plus d’informations : Hépatites Info Service au 0800 845 800
(numéro gratuit depuis un poste fixe - 7 jours sur 7 de 9 heures à 23 heures).

Une contraception à prendre APRES tout rapport à risque de grossesse

J’ai eu un rapport sexuel et je n’avais pas de contraception, ou je ne suis pas sûre de l’efficacité de ma contraception : la contraception de rattrapage (« pilule du lendemain », « pilule du surlendemain », « contraception d’urgence ») peut me permettre d’éviter une grossesse non désirée.

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Pour aller plus loin, et comprendre l'ensemble des problématiques liées aux rapports sexuels et à la contraception
CONTRACEPTION RATTRAPAGE
ET CLASSIQUE
SANTE DES JEUNES, SEXUALITE
IVG
PREVENTION MST, SIDA

Et si ça m'arrivait : informations sur la contraception d'urgence, ou contraception de rattrapage : pilule du lendemain, stérilet au cuivre... Toutes les informations utiles sur les différentes pilules du lendemain ! Etsicamarrivait.fr ce sont également de bons conseils suite à un accident de contraception : oubli de pilule, préservatif qui craque... Des solutions de contraception d'urgence existent, Etsicamarrivait.fr fait le point sur ces solutions, parmi lesquelles la pilule du lendemain.
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