STOP aux idées reçues sur la pilule du lendemain !

jeune femme se posant des questions

La pilule du lendemain n’est pas une pilule abortive ! 

Oubli de pilule, rupture de préservatif, rapport imprévu non protégé… Autant d’accidents de parcours contraceptif qui exposent au risque d’une grossesse non désirée. Malgré tout, le recours à la contraception d’urgence est loin d’être systématique.

Grâce au rapport de l’INPES publié en 2007, « Contraception : Que savent les Français ? » nous pouvons estimer à environ 24 millions le nombre annuel des rapports « à risques ». Un chiffre en décalage avec le million de boîtes de pilule du lendemain vendues en 20061.

L’un des principaux obstacles à une utilisation plus répandue de la contraception d’urgence dans le monde réside dans le manque de connaissances sur ses mécanismes d’action2.

Des analyses sociologiques mettent en évidences les fausses représentations autour de la contraception d’urgence. Parmi elles, l’assimilation de la pilule du lendemain à un « mini-avortement »3.

Pilule du lendemain : contraception ou avortement ?

La pilule du lendemain agit en retardant l’ovulation. Elle agit donc en première partie du cycle menstruel, avant l’ovulation. Prise au moment de l’ovulation, elle n’est plus efficace, ce qui démontre qu’elle n’agit pas sur la fécondation de l’ovule par un spermatozoïde ou l’implantation de l’embryon dans l’utérus4.

Par ailleurs, l’ovulation n’étant que retardée, elle reprend naturellement la semaine suivant la prise de la contraception d’urgence. Il faut donc éviter d’avoir d’autres rapports sexuels non protégés après la prise de la pilule du lendemain et mettre des préservatifs jusqu’au retour des règles suivantes pour éviter une grossesse non désirée4.

Si la pilule du lendemain prévient la grossesse, la pilule abortive l’interrompt.

En effet, la pilule abortive bloque l’action de la progestérone, l’hormone nécessaire au maintien de la grossesse, favorise les contractions de l’utérus et l’ouverture du col utérin. Elle est utilisée lors des I.V.G. (Interruption Volontaire de Grossesse) médicamenteuses précoces (jusqu’à 5 semaines de grossesse, 7 en établissements de santé) en association avec une autre pilule, prise 48h plus tard, dont le rôle est de provoquer l’évacuation de l’œuf5.

 

Plus d’informations sur l’I.V.G médicamenteuse sur www.ivg.gouv.fr