Le premier rapport sexuel : âge, représentations et contraception

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En France, l’âge moyen au premier rapport sexuel serait de 17 ans… Plus précisément de 17,2 ans pour les hommes et de 17,6 ans pour les femmes1.

Aujourd’hui, garçons et filles commenceraient donc leur vie sexuelle au même âge, à quelques mois près. Mais il n’en a pas toujours été ainsi.

 

La vie sexuelle commence plus tôt qu’avant

En 1950, les hommes vivaient leur première expérience sexuelle vers 18 ans ; les femmes deux ans plus tard, autour de leur vingtième année. C’est dans les années soixante et soixante-dix, tandis que se dissociaient initiation sexuelle et début de la vie conjugale, que les femmes commencèrent à rattraper les hommes. Ces 50 dernières années ont vu l’âge de la première expérience sexuelle baisser pour les deux sexes, mais de façon plus importante pour les femmes.

Cet âge, 17 ans, ne représente qu’une moyenne… L’âge réel de commencement de la vie sexuelle se situe dans certains cas quelques années plus tard. Mais aussi – et de plus en plus souvent – bien plus tôt, vers 15 ans. Pour les garçons comme pour les filles.

Une première expérience vécue différemment par chaque sexe

Si l’on observe un certain rapprochement entre filles et garçons en termes d’âge d’entrée dans la vie sexuelle, les deux sexes envisagent assez différemment la « première fois ».

Pour une majorité de garçons, la première expérience sexuelle représente une étape de la jeunesse, un « rite de passage » vers l’âge adulte. Les filles en revanche, la vivent davantage comme un engagement affectif.

Contraception et prévention : les filles anticipent davantage

Filles et garçons ont également des manières différentes d’appréhender les risques contraceptifs et préventifs. Les filles sont plus nombreuses que les garçons à aborder le sujet de la contraception avant le premier rapport sexuel. Peut-être parce qu’elles subissent davantage les conséquences d’une prise de risque…

Mais ce sont également les filles qui, le plus souvent, prennent en charge la question de la prévention des IST (Infections Sexuellement Transmissibles), qui implique pourtant à part égale les deux sexes. Ainsi, en 2008, près de 70 % des jeunes femmes de 18-19 ans déclaraient avoir parlé de contraception et de prévention des IST avant leur premier rapport, contre 48 % seulement des hommes2.

Les garçons se sentent-ils trop peu concernés ou évitent-ils le sujet par pudeur ? Sur le site educationsensuelle.com, Hélène Jacquemin-Le Vern, gynécologue, propose quelques conseils3 pour impliquer son ami dans la contraception. Une bonne façon de l’aider à intégrer cette problématique à la vie sexuelle du couple… Et à comprendre qu’une prise de risque n’est jamais anodine.