IVG : la lutte pour les droits des femmes continue !

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IVG : un petit clic pour une grande cause

« Le droit à l’avortement est un acquis majeur des femmes et le fruit d’un long combat pour leur droit à disposer de leur corps. » C’est ce que rappelle d’emblée le site officiel ivg.gouv.fr lancé en septembre 2013 à l’initiative du ministère des Affaires sociales et de la Santé. Tout a été fait pour que ce site soit positionné en tête des moteurs de recherche avec les mots clés « IVG » ou « avortement », ceci afin de fournir une information objective sur l’interruption volontaire de grossesse.

Néanmoins, au fil du temps, certains sites anti-avortement délivrant des renseignements de parti pris ont réussi à le supplanter dans le classement.

Grâce à une mobilisation des internautes et au mouvement #IVGMONCORPSMONDROIT sur le réseau social Twitter orchestré par le magazine Elle, le 22 janvier, ivg.gouv.fr est à nouveau premier sur le net !

Deux amendements pour améliorer l’accès des femmes à l’IVG

Mais depuis la promulgation de la loi Veil en 1975, la vie des femmes, leurs besoins et les mentalités ont évolué. Pour le ministère des Droits des Femmes, la loi n’était plus tout à fait adaptée au contexte actuel.

Deux modifications du texte initial ont donc été proposées pour améliorer l’accès des femmes à l’IVG. Ces deux amendements ont été adoptés le 28 janvier 2014.

Le premier amendement concerne les conditions d’accès à l’IVG

D’après le texte de loi initial, seule une femme « que son état met dans une situation de détresse » pouvait réclamer une IVG. Elle devait motiver sa demande et satisfaire à certaines conditions pour la voir acceptée.

Pour le ministère des Droits des Femmes, cette restriction à une « situation de détresse » devait être supprimée. Une femme qui souhaite mettre fin à une grossesse non désirée doit pouvoir le faire, quel que soit le motif de sa décision et sans avoir besoin de se justifier. Elle doit avoir le choix de mener ou non sa grossesse à terme.

Le premier amendement supprime donc cette notion de « situation de détresse » et propose que la femme puisse désormais recourir à l’IVG si « elle ne veut pas poursuivre sa grossesse ». Toute femme pourra désormais bénéficier du droit à l’avortement, quelle que soit sa situation, pourvu que les délais soient respectés.

Pour les anti-IVG, cet amendement banalise l’avortement et privilégie la femme par rapport au fœtus… Pour les défenseurs de l’IVG, il s’agit juste de garantir aux femmes leur droit à disposer de leur corps.

Le second amendement porte sur le délit d’entrave à l’IVG

La loi punissait déjà le fait d’empêcher ou d’essayer d’empêcher une IVG en perturbant l’accès aux établissements la pratiquant ou en exerçant des menaces ou actes d’intimidation à l’encontre des personnels qui y travaillent ou des femmes qui s’y rendent.

Ce second amendement prévoit d’étendre les sanctions à ceux qui tentent d’empêcher les femmes de s’informer. Éditer un faux site Internet sur l’avortement par exemple deviendrait ainsi un délit.

Les groupes anti-IVG y voient une atteinte à leur liberté d’expression… Il n’en est rien mais cette mesure vient tout de même leur couper l’herbe sous le pied, puisqu’elle sanctionne directement les nombreux sites de « désinformation » sur l’avortement financés par ces groupes.

 

References

http://www.legifrance.gouv.fr/

http://www.sante.gouv.fr/droit-pour-toutes-les-femmes.html http://www.elle.fr/

http://www.sante.gouv.fr/ivg