FICHE SANTE : LES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES

 

Les Infections Sexuellement Transmissibles (IST) sont, comme leur nom l’indique, des infections qui se transmettent lors de rapports sexuels.
En tout, une trentaine d’agents infectieux se transmettent sexuellement.
Le site de l’INPES, info-ist.fr recense et détaille les huit les plus répandues.

 

Les infections les plus connues sont l’infection à VIH/sida, la syphilis ou la gonococcie (aussi appelée « chaudepisse »)1. Mais il y en a d’autres comme la trichomonase ou l’herpès qui sont moins connues1. Chez les jeunes de 15 à 24 ans, les infections les plus fréquentes sont la chlamydiose (surtout chez les femmes), les papillomavirus (HPV) et l’hépatite B (VHB)1,2.

 

Comment se transmettent-elles ?

La transmission se fait lors de rapports sexuels, principalement avec pénétration (vaginale ou anale) mais également lors de rapports oraux (fellation et cunnilingus)1.
La plupart des IST se soignent avec un traitement adapté. Mais elles guérissent rarement seules et en absence de traitement, elles peuvent entraîner des complications importantes3.
Pour l’hépatite B, le VIH ou l’herpès, un suivi médical particulier permet de bloquer l’évolution de la maladie, mais on n’en guérit pas1.
Dans le cas de l’hépatite B et des papillomavirus, des vaccins existent et peuvent être prescrits par un médecin avant le premier rapport sexuel1.

La contagiosité des IST varie selon l’agent infectieux : l’hépatite virale B, par exemple, est cent fois plus contagieuse que le VIH.

 

Attention : elles peuvent passer inaperçues !

Les signes possibles d’une IST sont des brûlures, des écoulements anormaux, de petites lésions ou cloques localisés en général sur les organes génitaux. Mais elles restent très souvent asymptomatiques1.
Par exemple, la contamination par les chlamydiae passe souvent inaperçue car il y a peu de symptômes visibles, voire pas du tout. Non traitée, cette IST peut entraîner de graves complications. En effet, il y a des risques de salpingite, de stérilité, de grossesse extra-utérine et d’atteinte du nouveau-né si la mère est infectée2.
De ce fait, on peut être infecté et transmettre une IST sans le savoir. D’où l’importance de faire un dépistage et de prévenir son partenaire !

 

Comment savoir ?

Il n’y a aucune honte à en parler à son médecin. Pour savoir si l’on est porteur ou non d’une IST, un médecin (généraliste ou gynécologue), une sage-femme ou un centre de consultation gratuite peuvent prescrire un test de dépistage.
Un dépistage gratuit et confidentiel est possible dans des centres spécialisés3 :
– les centres de dépistage anonymes et gratuits (CDAG)
– les centres d’information, de dépistage et de diagnostic des IST (CIDDIST)
– les centres de planification et d’éducation familiale (CPEF)
Le site info-ist.fr permet de trouver les centres les plus près de chez soi.

Lancés en septembre 2015, les autotests VIH constituent une solution disponible supplémentaire et facilitée pour connaître son statut sérologique.
Distribués dans les pharmacies, l’autotest VIH est accessible sans ordonnance. Ce kit permet de détecter dans le sang les anticorps produits après une infection par le virus du sida. Le test est réalisé à partir d’une goutte de sang et le résultat est obtenu en l’espace de 15 à 30 minutes4,5.
Toute l’info sur les autotests sur les sites https://www.sida-info-service.org/?Autotest-le-depistage-en-video (vidéos) et http://www.lecrips-idf.net/miscellaneous/decryptage-autotest-VIH.htm

 

Le préservatif est à ce jour le seul moyen qui protège de la transmission des IST. Il est à utiliser à chaque rapport sexuel, même pour la fellation.

 

Info +

Le VIH affaiblit les défenses immunitaires de l’organisme qui est donc plus sensible aux infections par d’autres IST. A l’inverse, les IST facilitent l’entrée du VIH dans l’organisme.

 

Tous les sites d’information :

http://www.info-ist.fr/
https://www.sida-info-service.org
http://www.onsexprime.fr/
Site de l’OMS – http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs110/fr/